Douleur au côté droit chez le sportif : simple point de côté ou vrai risque ?

Un sportif sur cinq connaît une douleur aiguë au côté droit lors d’un effort soutenu. Ce phénomène survient aussi bien chez les débutants que chez les athlètes confirmés, sans distinction d’âge ou de discipline. Pourtant, certains continuent à s’entraîner, croyant à un simple désagrément temporaire.

Des études révèlent que, dans de rares cas, ces douleurs cachent une pathologie sous-jacente. Ignorer ces signaux peut entraîner des complications, allant de la blessure musculaire à des troubles digestifs méconnus. Les avis divergent quant à la meilleure conduite à tenir, mais des solutions existent pour limiter les risques et améliorer la performance.

Douleur au côté droit pendant l’effort : comprendre le point de côté et ses causes

La douleur au côté droit qui débarque en pleine séance, sans prévenir, déroute bien des sportifs. Derrière cette gêne brutale, souvent localisée sous les côtes, se cache le fameux point de côté, une douleur abdominale soudaine qui n’épargne ni les habitués des stades, ni ceux qui découvrent la course. Si elle s’affiche volontiers à droite, elle sait aussi se déplacer sur le flanc opposé, voire s’installer autour du plexus solaire.

Ce phénomène ne choisit ni son public, ni sa discipline : coureurs, nageurs, adeptes de l’équitation, chacun peut s’y confronter, quel que soit son âge ou son niveau. Plusieurs facteurs entrent en jeu : spasme du diaphragme, muscles abdominaux sollicités à l’excès, respiration mal maîtrisée, irritation du péritoine pariétal ou encore traction de l’estomac ou du foie lorsque le corps est bousculé. Les repas copieux, un manque d’hydratation, l’absence d’échauffement ou une augmentation trop rapide de l’intensité du sport favorisent bien souvent ce désagrément.

Le point de côté se reconnaît à son caractère temporaire : il disparaît dès que l’effort ralentit ou s’arrête. Mais prudence : si la douleur aiguë persiste ou s’accompagne d’autres signes comme des nausées, des difficultés respiratoires ou une sensation de malaise, il est indispensable de consulter un médecin. Ce professionnel saura distinguer une douleur bénigne d’une alerte plus sérieuse, en s’appuyant sur l’examen clinique, les antécédents du sportif et, si besoin, des examens complémentaires.

Joueuse de football assise sur un banc de vestiaire

Des gestes simples pour prévenir et soulager la gêne lors de la course

Limiter la survenue d’un point de côté ne tient ni du hasard ni de la chance. Plusieurs habitudes, validées par l’expérience et reconnues par les professionnels, permettent de retrouver du confort et de préserver ses performances. Voici les principales mesures à mettre en place :

  • Échauffement progressif : préparez le diaphragme et les muscles abdominaux avec une montée en intensité douce. Des mouvements articulaires associés à de profondes respirations aident le corps à s’ajuster à l’effort à venir.
  • Alimentation et hydratation : accordez-vous un délai de deux à trois heures entre le dernier repas et votre activité. Privilégiez un repas léger, peu gras, et hydratez-vous par petites prises, sans excès juste avant le départ.
  • Respiration maîtrisée : adoptez un rythme respiratoire ample et stable. Accentuer l’expiration sur chaque foulée et privilégier une inspiration profonde favorise un apport optimal en oxygène et ménage les muscles respiratoires.
  • Renforcement du tronc : misez sur des exercices ciblés pour les abdominaux et le diaphragme en dehors des séances de course. Un gainage solide protège des douleurs aiguës et améliore la stabilité.

Si la gêne apparaît en pleine course, ralentissez, respirez profondément, pincez puis massez la zone sensible. Étirez doucement le buste : la tension finit souvent par céder en quelques minutes. Mais si la douleur s’accroche ou s’accompagne d’autres symptômes, l’avis d’un professionnel de santé s’impose.

Un corps qui s’écoute, c’est un corps qui avance plus loin. À chacun de trouver le juste équilibre entre dépassement et vigilance, pour que la performance ne rime jamais avec négligence.