En France, 1,4 million de personnes vivent avec la maladie d’Alzheimer ou une pathologie apparentée en 2025. Face à ce défi, les EHPAD ne peuvent plus se contenter d’une prise en charge purement médicale. Les interventions non médicamenteuses (INM) s’imposent progressivement comme un indicateur concret de la qualité d’accompagnement, y compris dans les établissements amiénois.
Amiens, un territoire actif sur les pratiques non médicamenteuses
L’agglomération d’Amiens compte plusieurs EHPAD aux profils variés, publics, privés et associatifs. Parmi eux, Les Jardins d’Henriville se distinguent par un programme structuré d’INM destiné à stimuler les résidents sur les plans cognitif et physique. Un article du Courrier Picard consacré à cette maison de retraite à Amiens détaille ces pratiques mises en place au quotidien. Ce n’est pas un cas isolé : le Living-Lab Saint-Victor du CHU d’Amiens-Picardie a été primé en 2025 par la Fondation Médéric Alzheimer pour ses travaux sur les INM appliquées à la maladie d’Alzheimer, preuve que la dynamique locale dépasse les murs d’un seul établissement.
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Pour les familles qui cherchent un établissement dans la Somme, cet ancrage territorial dans la recherche et l’expérimentation n’est pas anecdotique. Il traduit une culture de soin qui peut faire une vraie différence au quotidien pour un proche dépendant.
Ce que recouvrent concrètement les INM
Les interventions non médicamenteuses ne sont pas de simples activités d’animation. Ce sont des protocoles structurés, évaluables, conduits par des professionnels formés, visant à prévenir, soigner ou accompagner sans recours aux médicaments. La définition retenue par la Fondation Médéric Alzheimer les décrit comme des interventions « psychologiques, corporelles, nutritionnelles, numériques ou élémentaires, personnalisées et intégrées dans le parcours de vie » du résident.
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En pratique, cela recouvre des approches très diverses : stimulation cognitive, activité physique adaptée, musicothérapie, art-thérapie, jardinage thérapeutique, médiation animale ou encore sophrologie. Leurs bénéfices sont inégalement documentés selon les pratiques. Certaines, comme l’activité physique adaptée, reposent sur des données solides : un programme de 12 mois mené dans 32 EHPAD répartis dans quatre pays européens a montré qu’il permettait d’éviter, par personne, environ une chute bénigne par an. D’autres restent au stade prometteur, sans encore disposer d’un niveau de preuve équivalent.
Ce que regarder en priorité pour choisir un EHPAD
Lorsqu’une famille visite un établissement, les INM proposées méritent d’être interrogées directement : quels protocoles sont en place, qui les anime, comment sont-ils évalués ? La Fondation Médéric Alzheimer souligne que la cohérence entre la prescription et la réalisation des INM reste un obstacle fréquent, notamment faute de coordination suffisante entre professionnels. Un établissement capable d’expliquer clairement sa démarche et de la documenter est un signal positif.
La Stratégie nationale Maladies Neurodégénératives 2025-2030 lancée par le gouvernement place précisément l’innovation dans l’accompagnement au cœur de ses priorités. Dans ce contexte, les EHPAD qui investissent dans les INM ne font pas que répondre à une tendance : ils anticipent des attentes qui vont continuer à se renforcer du côté des familles comme des pouvoirs publics.

